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L'Histoire

Exposition 2015 sur la guerre 39-45

Exposition 2014 sur la guerre 14-18 à Andouillé

Ouvrage sur Andouillé

Depuis le 1er février 2011, l'ouvrage "Des racines et des Hommes", est en vente à la mairie au prix de 12 €.

Ecrit par M. Yves RIVIERE, il retrace l'histoire de notre commune du IIIème siècle à nos jours.

Quelques photos d'Andouillé, il y a quelques années

Carte postale ancienne 1

Carte postale ancienne 2

Carte postale ancienne 3

La ville d'Andouillé existe depuis l'époque romaine, où elle portait le nom d'Andoliacus qu'elle tire de sa proximité géographique des méandres d'une rivière : l'Ernée

À l’époque mérovingienne, Andouillé a le statut de bourg important, on y trouve une église et des villas au IXe siècle, puis aux XIIe et XIIIe siècle Andouillé est réputée pour son collège. Elle est mentionnée sous le nom « d'Ecclesla de Andollaco » dès le IXe siècle. Connue sous le nom « d'Andollacus », la villa d'Andol devint très vite un centre très important dans lequel on a découvert des tombeaux en calcaire coquillier datant de l'époque mérovingienne.

Au XVIIIe siècle, la seigneurie de la paroisse connut un différend qui opposa le comte de Laval au seigneur du Ménil-Barré. Le sire de Laval possédait des titres qui attestaient qu'en 1518, la prévôté d'Andouillé figurait bien sur les comptes de sa châtellenie de Saint-Ouën ; de son côté, le curé de la paroisse qui semblait plutôt appuyer les prétentions du seigneur du Ménil demanda au conseil de tutelle du duc de la Trémoille l'autorisation de déplacer le ban seigneurial (1758). Évidemment, cette permission fut refusée « pour ne pas perdre le signe extérieur du droit contesté ».

En dépit de toutes les injonctions qu'ils reçurent en 1767, les Andolléens refusèrent de « voiturer les bois de marine ». L'évéché les jugea « peu instruits et difficiles à gouverner »

Cependant, leur doléances de 1789 sont rédigées sur un ton assez modéré car ils se contentent de protester contre les abus de la gabelle. Ils en demandent la suppression et désirent la substitution d'un impôt unique supporté par tous les ordres. En 1790, Andouillé devient brièvement chef-lieu de canton qui regroupait les communes Saint-Jean-sur-Mayenne et Saint-Germain-le-Fouilloux.

Sous la conduite du vicaire Drouet, les habitants commencèrent à s'exalter. La garde nationale, « soldée et organisée sur pied de guerre » ne se contenta pas seulement de maintenir l'ordre dans la paroisse ; elle effectua des expéditions dans les communes voisines, des expéditions accompagnées de violences et de pillages.

Dans cette commune, la Révolution trouva des partisans convaincus, actifs et organisateurs. Tallien, du comité de Salut Public leur décerna un certificat de civisme.

Mais toutes ces expéditions n'étaient pas toujours couronnées de succès ; surpris par les chouans, le 17 septembre 1792, alors qu'ils pillaient le Bourgneuf et les châteaux de Fresnay et de Launay-Villiers, les gardes nationaux d'Andouillé, appuyés par ceux de La Brûlatte et de la Baconnière, furent contraints de laisser leur butin et 18 morts sur place. Malgré la présence à leurs côtés d'un détachement du régiment de Valenciennes, commandé par le capitaine Brutus, Jean Chouan les désarma en mars 1794. Mais cela ne devait pas arrêter leurs équipées, le 11 avril 1795, ils surprirent et massacrèrent, dans un champ, le curé de Louvigné, Lanoë ; le 24 mai, ils maltraitèrent le garde du bois de Clermont et saccagèrent sa maison. Le futur général Decaen les dénonça au Comité de surveillance pendant que Baudran et Boursault étaient assaillis de pétitions qui lui demandaient de dispenser « les citoyens d'Andouillé, qui sont de bons républicains », du service militaire.

 

Trouvant le nom d'Andouillé peu flatteur, le curé de la paroisse, Jean-Baptiste Heslot sollicita vers 1860 sa transformation en Andoville mais la demande de décret qui devait légaliser ce changement n'a pas abouti.

 

Après le passage de la Mayenne par l’armée de la Loire, le 17 janvier 1871, Andouillé fut occupé par la cavalerie du 17e corps qui avait reçu la mission de maintenir les communications avec le 24e corps établi à Mayenne et aux environs.